fermer la fenetre
Recevez GRATUITEMENT
- 4 fichiers de gestion Excel, qui vous aideront dans votre budget, votre projet immobilier, la gestion énergétique de votre logement.
- 3 E-books liés aux thématiques du Budget et de l'Investissement.
Votre adresse mail ne sera jamais cédée ni vendue à quiconque. Moi aussi je déteste les spams !

Les livrets : l’épargne réglementée ou non

Dans cet article, je vais m’intéresser aux livrets existants en pointant leurs différences. Plus particulièrement, il s’agit d’expliciter leur réglementation, afin de mettre en évidence leur pertinence, déterminant la bonne rentabilité de son épargne. Cet été, le livret d’épargne a été d’actualité, puisqu’une nouvelle baisse du taux de rémunération du livret A a été appliquée au 1er août. Aussi, voici quelques explications pour orienter chacun dans son choix d’un produit d’épargne et favoriser ainsi au mieux la constitution de son épargne.

Un livret d’épargne, c’est quoi ?

Un livret épargne (ou livret bancaire) est un compte d’épargne particulier, ouvert auprès d’une banque, pour lequel tous les dépôts d’argent sont rémunérés selon un taux fixé soit par l’État (livret réglementé, comme le livret A), soit par la banque elle-même (livret non réglementé). Source Wikipédia

Livret que les caisses d’épargne remettent à chacun de leurs déposants, pour y inscrire les dépôts et les retraits, ainsi que les intérêts acquis. (Il existe le livret A, où les dépôts sont limités et les revenus exonérés d’impôts, et le livret B, où les dépôts sont illimités et les revenus imposables.). Source Dictionnaire Larousse

Les différents types de livrets

L’épargne réglementée

Les différents livrets réglementés ont un taux fixé par l’État en fonction de l’inflation. Ce taux peut varier 2 fois dans l’année, à la hausse ou à la baisse. Les livrets réglementés les plus connus (leur taux actuel respectif est donné entre parenthèses) sont le Livret A (1,25 %), le Livret Jeune (1,75 %), le Livret Développement Durable (1,25 %), le Livret d’Epargne Populaire (1,75 %).

Tous ces taux sont net, c’est à dire qu’ils sont défiscalisés ; en d’autres termes, la rente obtenue ne sera imposée par aucune taxe (ni prélèvement social, ni impôt sur le revenu).

L’épargne non réglementée

Les livrets non réglementés, appelés aussi « super livret« , « livrets commerciaux« , présentent un taux fixé par le « créateur » lui-même, les banques, les groupes… Le taux des livrets commerciaux est brut, il est donc soumis à la fois aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS), et à l’impôt sur le revenu. Ces livrets s’accompagnent souvent d’offres promotionnelles dont les taux sont avantageux sur une période donnée (par exemple, une offre de bienvenue).

Mais alors, comment s’y retrouver ?!…les livrets réglementé ou non

Quelle épargne choisir ?

Afin d’être le plus explicite possible, je vais utiliser un exemple concret pour expliquer comment calculer les différents taux des différents livrets réglementés ou non, et ainsi définir le rendement net de son épargne, ce qui déterminera alors le choix du produit à effectuer. Pour faciliter les calculs, je prendrai comme exemple une hypothèse de 1 000 € sur une année, ce qui permettra de les reproduire plus simplement ; par exemple pour recalculer avec 10 000 € (fois 10), 100 000 € (fois 100), il suffit de décaler la virgule. 😉

Le taux net annuel des livrets réglementés

Si j’ai 1000 € sur un livret A à 1,25 % pendant 1 an => 1000 x 1,25/100 = 12,5 € dans ma poche. Le rendement net est donc de 1,25 %.

Calcul du taux brut annuel des livrets non réglementés

Sur un livret « X » à 5 % pendant 3 mois (offre promotionnelle) et ensuite 1,4 %. Sur une période de 1 an, le taux moyen sera => ((5 x 3)/12) + ((1,4 x9)/12) = 1,25 + 1,05 = 2,3 % brut.

Si je place 1000 € sur ce livret « X » => 1000 x 2,3/100 =23,0 € d’intérêts brut. Comme ce taux est brut, il faut y soustraire les prélèvements sociaux (15,5 %) et l’impôt sur le revenu (selon sa Tranche Marginale d’Imposition, TMI), pour pouvoir le comparer avec notre Livret A (notre exemple ci-dessus) qui lui s’exprime en taux net. Attention aussi, le taux promotionnel est valable uniquement la première année (généralement quelques mois seulement) ! Dans notre exemple du livret « X », au bout de 3 mois, le taux brut de ce livret passe à 1,4% les années suivantes.

Calcul du taux net annuel des livrets non réglementés

Comme exprimé quelque peu plus haut, pour pouvoir comparer les livrets réglementés et ceux non réglementés (et ainsi connaître la rentabilité de son épargne), il est essentiel de le faire en fonction du même taux, le taux net. Les livrets non réglementés étant régis par un taux brut comme dit plus haut, il faut alors calculer leur taux net.

  • Deux choix pour l’imposition

Choix 1 : cas de l’imposition au titre de l’impôt sur les revenus

Pour le détenteur d’un livret commercial à taux brut, les intérêts perçus durant l’année viendront s’ajouter à sa base imposable sur sa déclaration annuelle de revenus. Le montant imposé dépendra alors des revenus du détenteur, et de sa tranche marginale d’imposition (taux d’imposition du dernier euro gagné). Ainsi, une personne se situant donc dans la tranche d‘imposition de 30 %, verra son imposition sur les intérêts à hauteur de 30 %, en plus des 15,5 % déjà perçus au titre des cotisations sociales (soit au total 45,5 % en moins sur les intérêts acquis).

Choix 2 : cas de l’imposition selon le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL)

Si le détenteur d’un livret d’épargne non réglementé opte pour cette option, il ne devra pas déclarer les revenus des intérêts issus de son super livret lors de sa déclaration d’impôts sur les revenus. Mais, en revanche, il devra s’acquitter d’une imposition forfaitaire de 24 % sur les intérêts perçus, le prélèvement forfaitaire libératoire. Ainsi, un détenteur d’un livret non réglementé, et ce quelque soit ses revenus, sera imposé à hauteur de 24 % + 15,5 % de cotisations sociales, soit 39,5 %.

  • Que choisir entre l’imposition selon l’impôt sur les revenus, et le prélèvement forfaitaire libératoire ?

Pour choisir entre les deux cas cités plus haut, il suffit de regarder sa déclaration de revenus, et sa tranche marginale d’imposition, c’est-à-dire le taux d’imposition de la plus haute tranche d’imposition de ses revenus. Si celle-ci est supérieure à 24 % (donc si son imposition marginale est d’au moins 30 %, le taux de la tranche correspondante), il est grandement préférable de choisir le prélèvement forfaitaire libératoire, pour bénéficier d’un meilleur taux net/brut de ses intérêts. Dans les autres cas, il faut opter pour l’imposition au titre de l’impôt sur les revenus.

En reprenant mon exemple du livret « X », 23 € d’intérêts brut acquis.

A partir des intérêts brut acquis, il faut calculer les intérêts net, pour obtenir ainsi le rendement net du livret « X » (dans notre exemple).

INTÉRÊT ACQUIS – (((PRÉLÈVEMENT SOCIAUX + TMI)/100)x INTÉRÊT ACQUIS)  = 23 – (((15,5 + 14)/100)x 23) = 16,215 € dans ma poche ! Donc en réalité, ce livret « X » à un rendement net de 1,62 % la première année, grâce au taux promotionnel.




  • Prime de parrainage

Diverses banques proposent des primes de parrainage, changeant considérablement le taux de rendement net de l’épargne.

Par exemple, actuellement, ING Direct propose une prime de 30 € à l’ouverture , si le particulier passe par un parrain pour ouvrir un « super livret » ou bien même d’autres produits bancaires.

En reprenant mon exemple du livret « X », 16,215€ d’intérêts net acquis auxquels il faut ajouter les 30 € de prime de parrainage ING Direct.

16,215 € d’intérêts net + 30 € de prime de parrainage = 46,215 €. Pour 1 000 € placés sur un an, le taux net du livret « X » sera alors de 4,62 % ! Ce chiffre renvoie au suivi de mon exemple de départ (livret « X »), les taux sont à modifier en fonction de la situation actuelle, du taux de l’offre promotionnelle, du taux du livret choisi et de la prime de parrainage.

Conclusion

Afin de rentabiliser au mieux son épargne, il est nécessaire de bien comprendre et maîtriser les produits qui lui sont dédiés, comme les livrets. Appréhender leur fonctionnalité et leur réglementation respectives, permettra à chacun une meilleure gestion de ses finances, favorisera la constitution de son épargne dans la sureté et la sécurité. Sans une bonne connaissance des produits disponibles, il paraît très logiquement difficile de construire son épargne dans un objectif de rentabilité, et de protéger/fructifier son argent au mieux dans de bonnes conditions. La sphère économique et financière à laquelle finalement le sujet des livrets appartient (aussi quotidien soit-il pourtant) peut en rebuter certains, faute de connaissances nécessaires pour anticiper les données se rapportant à ce domaine financier. Sans critique aucune, en écrivant cet article, et notamment la partie « quelle épargne choisir » (calculs/choix de l’imposition), il m’est apparu clairement que le sujet abordé présentait des données que les personnes dites « non matheuses », « non familières avec le monde économique et financier proprement dit », pouvaient totalement ignorer. Beaucoup dans mon entourage proche font partie de ces personnes, c’est pourquoi je souhaitais expliquer et définir au mieux ce sujet des livets d’épargne, étant des constituants directs de notre quotidien qui plus est.

Dans le cas où mes propos ne seraient pas aussi clairs qu’à mon intention, n’hésitez pas à me faire part de vos questions et à m’exprimer vos hésitations, j’y répondrai au possible.

Recevez GRATUITEMENT

- 3 fichiers de gestion Excel, qui vous aideront dans votre budget, votre projet immobilier, la gestion énergétique de votre logement.

- 3 E-books liés aux thématiques du Budget et de l'Investissement.


6 Responses to Les livrets : l’épargne réglementée ou non

  1. Quentin août 22, 2013 at 10 h 32 min #

    Globalement, je trouve que les livrets non réglementés ne sont pas intéressant.
    Sauf cas très particuliers : offre promotionnelle à un moment où on a beaucoup d’épargne.

    En effet, en plus du fait que le taux est brut : une promotion à 4% équivaut en fait à 2,8% net (approximativement puisque cela dépends de la TMI).

    Mais en plus limitée à 3 mois implique une entrée et une sortie, donc une quinzaine de perdue à chaque fois.

    Donc, 4% sur 3 mois doit être accompagné de 0% sur un mois ! donc ce n’est plus 4% mais 3% et compte tenu des impôt, c’est 2,1%.

    Si vous aviez 1000 €, le gain de l’aller retour avec un livret A est de… 2,83 €. A méditer.

    Par contre, si vous avez 100 000 €. Outre que vous ne pouvez pas les placer tous sur un livret A, le gain est alors de 283 €.
    Quentin Articles récents..La vérité sur l’énergie : Partie 1 énergie et croissanceMy Profile

  2. damien août 22, 2013 at 16 h 06 min #

    Très bon article pour les néophytes, à condition d’avoir toute l’attention nécessaire.

    En effet, la plupart de gens place leur argent sur ces livrets, mais seul leur banquier leur « explique » le « pourquoi », mais en aucun cas ne leur propose différents alternatives.

    Du coup la balance est difficile devant ces 2 types de produits…… la question que je me pose souvent est : pourquoi placer son argent en banque pour avoir en retour si peu (ex : 1000€ pour 2-3€ par an) D’ailleurs je suis en train de rassembler mes économies (livrets, placement de mes parents) afin de , non pas placer mon argent en banque, mais, trouver la(les) bonnes places pour en gagner plus. (immo, entreprise,…)

    J’attends ton article sur le sujet
    damien Articles récents..S’unir pour réussir, le pouvoir du mastermindMy Profile

  3. ludovic baratier août 26, 2013 at 14 h 07 min #

    Bonjour

    les livrets sont une bonne stratégie dans le cas où on joue les offres promotionnelles (voir Distinguo et Zesto pour cela)

    Pour le reste, les offres ne sont pas si intéressantes quand les tau reviennent à leur niveau d’origine

    ludo

  4. Olivier G août 27, 2013 at 20 h 20 min #

    Bonjour,

    @ Quentin
    Vous avez raison d’évoquer la quinzaine d’intérêt perdue lors de la transaction « d’entrée » et « de sortie » d’argent (je n’en avais pas parlé, merci ;-)). Cependant, je précise juste que votre exemple se base sur la perte d’un mois du taux promotionnel du super livret ; hors l’argent ne dort pas sur ce livret mais au mieux sur un livret A (taux actuel 1,25 %), donc pour 1 000 €, c’est 1,04 € net de « perdu ».

    @ Damien,
    Merci à vous pour le compliment, c’est un sujet compliqué à retranscrire clairement et qui peut être difficile à comprendre du premier coup.
    Bien sûr, il faut « chercher » à investir avec un rendement le plus élevé possible tout en ayant le moins de risque possible. Pour ce faire, il faut tout de même avoir un minimum d’argent en banque « l’épargne de précaution ».

    @ Quentin, Ludovic
    Les supers livrets existent dont il faut connaître et comprendre les avantages et inconvénients. Je ne dis pas que tout le monde doit ouvrir un livret commercial, mais on peut se poser de plus en plus la question, au vu des baisses successives du taux du livret A.
    Néanmoins, cette solution convient totalement à une personne qui est déjà au plafond de saturation du LA et du LDD, et qui attend une très bonne opportunité d’investissement (pour de l’argent en transition).

    A bientôt,
    Olivier G.

  5. Cédric octobre 10, 2013 at 11 h 57 min #

    C’est donc un investissement intéressant pour des personnes possédant déjà des fonds conséquents.
    Mon ressenti après la lecture de votre article c’est qu’il faut éviter de mettre tous les œufs dans le même panier, et diversifier les pistes d’investissements.
    Et comme toujours, bien se renseigner avant de faire un placement. L’article est excellent pour les néophytes et les curieux 😉

  6. ludovic baratier janvier 15, 2014 at 14 h 56 min #

    bonjour

    je crois que pour cette année, au lie des livrets il faut encore aller en bourse

    ludovic

Laisser un commentaire

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.